petite histoire

de l'amitié ... .

 

 

le terme grec

philia

 

 

recouvre dans l'antiquité une définition récurrente de l'amitié

par opposition à l'eros

ce dernier continue à caractériser, dans le banquet,

la conception platonicienne de la relation à l'ami-amant,

et l'on a sans doute, avec andré, à réfléchir sur les caractères particuliers

de l'amitié dite « socratique »

 

dans la philia, au contraire, nulle concupiscence :

cet amour de l'autre ne manque de rien et s'abrite ainsi du désir ;

il n'est que joie d'aimer et ouverture de soi, par-delà le cercle des amis,

au monde tout entier

( « l’amitié fait le tour du monde et nous convie tous à nous réveiller

pour la vie heureuse » écrit épicure, sentences vaticanes, 52 )

 

c'est précisément à épicure qu'il nous faut d'abord songer,

lui qui considère que « de tous les biens

que la sagesse nous procure pour le bonheur de toute notre vie,

celui de l’amitié est de beaucoup le plus grand »

parce que l'amitié est distincte de la passion

et ne fait fi ni de mesure ni de raison,

la sage peut la compter au nombre des vertus qui entretiennent

la frugalité de son existence

on sait en effet que dans ce « jardin » où s'épanouit la philosophie épicurienne,

il n'est pas question de s'abandonner à ces plaisirs dans lesquels

les détracteurs d'épicure ont feint de voir le but vulgaire de sa philosophie,

mais bien de cultiver cette ataraxie, cette absence de troubles,

qui exige au contraire que l'on se contentât du minimum indispensable

 

l'organisation pratique de l'école se doit elle-même d'être des plus simples

et l’amitié solidaire constitue donc le lien idéal qui unit les disciples,

chargés chacun d'une contribution égale à l'égard du groupe tout entier

 

ce partage peut bien sûr n'être pas si équitable,

et tel ou tel doit bien à quelque moment rechercher la sécurité

voire l'appui ou le secours des autres

 

mais quoi de plus naturel dans la véritable amitié

que de solliciter l'aide de l'ami,

dès lors que l'on sait que, pour celui-ci,

donner est aussi gratifiant que prendre ?

 

... .

 

l'amitié est en effet directement liée dans l'antiquité

à l'enseignement des jeunes

 

elle caractérise toutes les écoles, le stoïcisme aussi bien que l'épicurisme :

dans cette tradition issue de la philosophie hellénistique,

sénèque considère ainsi que la forme idéale

de la direction spirituelle est le colloque entre amis

 

le modèle vivant du directeur spirituel est, à ses yeux,

de la plus grande efficacité pour que les rapports

entre maître et disciple soient fondés

sur la confiance et la sympathie mutuelles, inséparables de l’amitié

 

les relations d’amitié revêtent d'ailleurs, dans le monde antique,

un véritable caractère institutionnel

 

de même que, dans les institutions romaines,

il existe une fonction officielle de censeur,

de même, dans la vie privée,

on se choisit, au sortir des années d'éducation,

un ou deux amis que distinguaient l’âge, l’expérience, l’autorité

 

ces « censeurs », parfois jurisconsultes célèbres,

ont non seulement le droit, mais le devoir d’exercer,

par leurs conseils, leurs exhortations, leurs blâmes,

une influence sur le perfectionnement moral

de l’individu qui se confie à eux

 

il arrive même que le jeune homme soit

adopté par cet aîné bienveillant

 

c'est ce qui explique que l'amitié soit, dans l'antiquité romaine,

toujours envisagée à travers l'affection

... .

 

à suivre ... . n'autre fois ... .

 

 

    sur n'autre chemin de poèmes, de poètes en bohème

marcher ensemble, en amitié, dans l'onde de phil ... . et ne s'invente pas

vers un termitisme renaissant ... .

 

sentier de termites, parfum de paix ... .

 

le cahier de l'amitié, vaisseau en partance ... .

   vers n'autre île       de bonnes nouvelles     la bonne pèche ... .

avec les maillons, poésie de n'autre boh'aime