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la vie
des termites ... .
dans le soleil d'une fin d'après midi,
découvrir un livre, chez un bouquiniste, près de la cathédrale,
près de notre dame de strasbourg, près du vaisseau
un livre, une suite, une piste ... .
ce jour de sandie, un livre, un seul nous tend ses pages,
la vie des termites, écrit par maurice, aux éditions la boétie à bruxelles
maurice nous guide ... .
" je
suis resté fidèle au principe qui m'a guidé dans l'oeuvre précédente
qui est de ne jamais céder à la tentation d'ajouter un merveilleux imaginé
ou complaisant au merveilleux réel
étant moins jeune, il m'est plus facile de résister à cette tentation
car les années apprennent peu à peu à tout homme, que la vérité
seule est merveilleuse
entre autre chose, elles apprennent aussi à l'écrivain que ce sont les ornements
qui vieillissent d'abord et plus vite que lui et que seuls les faits strictement exposés
et les réflexions sobrement, nettement formulées, ont chance d'avoir demain
à peu près le même aspect qu'aujourd'hui
... .
voilà pour les faits
je les ai trouvés épars, diffus, dissimulés en cent endroits divers,
souvent sans signification parce qu'ils étaient isolés
comme dans " la vie des abeilles " mon rôle s'est borné à les relier, à les grouper
aussi harmonieusement que j'ai pu, à les laisser agir les uns sur les autres
à les envelopper de quelques réflexions pertinentes, et surtout à les mettre en lumière,
car les mystères de la termitière sont plus ignorés que ceux de la ruche ... .
le livre fera si l'on veut, le pendant de la vie des abeilles mais la couleur et le milieu
ne sont pas les mêmes
c'est en quelque sorte le jour et la nuit,
l'aube et le crépuscule
d'un côté, du moins à première vue et à condition de ne pas trop approfondir
car la ruche elle aussi a ses drames et ses misères,
tout est lumière, printemps, été, soleil, parfums, espace, ailes, azur, rosée,
et félicité sans égale parmi les allégresses de la terre
de l'autre, tout est ténèbre, oppression souterraine ... .
mais aussi au sommet, sacrifice beaucoup plus complet, plus héroïque,
plus réfléchi et plus intelligent à une idée ou à un instinct
- peu importe le nom, les résultats sont pareils -
démesuré et infini ; ce qui somme tout, compense
bien des beautés apparentes, rapproche de nous les victimes,
nous les rend presque fraternelles et, à certains égards, bien plus que les abeilles
ou que tout être vivant sur cette terre, fait des ce malheureux insectes,
les précurseurs et les préfigurateurs de nos propres destins
... . on a identifié 150 espèces incrustées dans l'ambre fossile
cette civilisation, la plus ancienne que l'on connaisse est la plus curieuse,
la plus complexe, la plus intelligente et en un sens, la plus logique,
la mieux adaptée aux difficultés de l'existence
ce qui, avant la nôtre, se soit manifestée sur ce globe
à plusieurs points de vue, elle est supérieure à celle des abeilles, des fourmis
et de l'homme même
la " linea entomologica " une monographie méthodique et complète;
on y trouve résumées et critiquées des centaines d'observations
faites par tous les voyageurs qui les ont étudiées en asie, en afrique,
en amérique et en australie
suffit à fixer les grands lignes d'une organisation politique, économique
et sociale, en d'autres termes d'une destinée qui préfigure peut être du train
dont nos allons et si nous ne réagissons pas avant qu'il soit trop tard,
celle qui nous attend
il est possible que nous y trouvions quelques indications intéressantes
et de profitables leçons
sans en excepter les abeilles et les fourmis, en ce moment il n'y a pas, je le répète,
sur cette terre d'être vivant qui soit tout ensemble aussi loin et aussi près de nous
aussi misérablement, aussi admirablement, aussi humain
nos utopistes vont chercher aux limites où l'imaginaire se décompose,
des modèles de sociétés futures, alors que que nous en avons sous les yeux
qui sont probablement aussi fantastiques, aussi invraisemblables,
et qui sait, aussi prophétiques que ceux que nous pourrions trouver
sur mars, jupiter ou vénus
nous verrons également qu'il est peu d'êtres que la nature
ait aussi médiocrement armés en vue de la la lutte pour la vie
il n'a pas l'aiguillon de l'abeille, ni la formidable cuirasse de chitine de la fourmi,
son ennemie la plus acharnée
normalement, il n'a pas d'ailes, et quand il en possède,
elles ne lui sont dérisoirement prêtées qu'afin de le conduire à l'hécatombe
il ne peut subsister que dans les régions équatoriales
et, mortelle contradiction, périt dès qu'il est exposé aux rayons du soleil
... .
en un mot, presque autant qu'envers l'homme, la nature,
à son égard, s'est montrée injuste
mais aussi bien, et du moins jusqu'à ce jour, parfois mieux que l'homme,
il a su tirer parti du seul avantage qu'une marâtre oublieuse, curieuse
et simplement indifférente ait bien voulu lui laisser une petite force,
qu'on ne voit pas, que chez lui nous appelons l'instinct,
et chez nous, sans qu'on sache pourquoi, l'intelligence
à l'aide de cette petite force qui n'a même pas encore de nom bien défini,
il a su transformer et se créer des armes qu'il ne possédait pas plus spontanément
que nous ne possédions les nôtres, il a su s'organiser, se rendre inexpugnable,
maintenir dans se villes la température et l'humidité qui lui sont nécessaires,
assurer l'avenir, multiplier à l'infini et devenir peu à peu le plus tenace,
le mieux enraciné, le plus redoutable des occupants et des conquérants de ce globe
... . celui qui d'une misère égale à la nôtre a su s'élever à une civilisation,
qui à certains égards, n'est pas inférieure à celle que nos atteignons aujourd'hui
les chapitres du livre :
l'alimentation
les soldats
le couple royal
l'essaimage
les ravages
la puissance occulte ( en fabrique )
la morale de la termitière ( en fabrique )
les destinées
l'instinct et l'intelligence
un livre, une suite ?
il y a plusieurs soleils,
le livre de denis, la civilisation des insectes,
nous emmène en écosse
pour un jeu, pour s'amuser en famille
dés le début de son livre, denis écrit
à propos des termites :
" leurs grands ennemis sont les fourmis
depuis l'arrivée des fourmis, il y a 150 millions d'années
les termites, rois de la terre, ont des rivaux extrêmement agressifs
et redoutables, et armés formidablement pour les batailles
les termites, de nature pacifique pourtant ( ils n'attaquent personne )
ont dû s'adapter à ce nouvel état de choses
ils se sont adaptés
ils ont même réussi une manoeuvre que les empereurs romains ont tentée en vain ... .
les termites sont parvenus à se faire défendre par des fourmis guerrières
particulièrement efficaces
les fourmis, en effet, vivent en démocratie, et se font normalement
la guerre d'une espèce à l'autre; alors que le termite séparé de sa reine meurt,
la fourmi ne se reconnaît pas de reine
il n'y avait aucune raison formique pour ne pas s'engager au service des termites
on trouve donc des termitières défendues par des fourmis mercenaires aux gages des termites
ces légions ne savent que se battre
les termites les nourrissent, les logent, les administrent
ces bons mercenaires prennent l'odeur de la termitière, ce qui est leur patriotisme local
ils reconnaissent instantanément comme ennemi, tout ce qui n'a pas l'odeur de leur " termitière "
et se mettent à exterminer tout ennemi, c'est à dire surtout les autres fourmis
qui voudraient s'emparer de la patrie adoptée "
entre ces 2 livres, tant de soleils, tant de pénombres
et pourtant
l'un ne va pas sans l'autre
les 2 bâtons de n'autre M
marcher ensemble
marcher vers des horizons nouveaux
de nouvelles frontières
ne jamais oublier
d'écouter les termites carbonari, marteler ...
halom halom halom !
tout en remerciant maeterlinck, n'autre maurice ... .
pour son immense travail, pour sa connaissance éclairée
pour cette avancée ... .
vers n'autre chemin de paix ... .
page mis en fabrique le jour de d'alexandrine, de nizier et sandy (3),
jean paul s'élève
sur n'autre chemin de poèmes, de poètes en bohème,
marcher ensemble, en amitié, dans l'onde de jean-paul, maurice, denis ... .
vers un termitisme renaissant ... .
sentier de termites, parfum de paix ... .
le cahier de l'amitié, vaisseau en partance ... .
vers n'autre île
en
bohème
... .