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termites traceurs, de bonnes nouvelles ... . |
en maaty, au soleil ... .
au sinaï, au mont moïse, en joie, bohème en égypte
en nageant, au giftun les premiers retours, les échos
en mémoire, les couleurs magiques du mont mussa
se raconter un voyage autrement,
respecter l'ordre des photos, le chemin parcouru, là-bas
là-haut au sinaï,
quitter les dernières maisons,

les dernières cabanes, baraques accrochées
au mont moshe avant l'ascension finale
avant le grand moment, tant attendu
prendre la photo de mohamed, n'autre guide

avec vicente
alain propose alors de se prendre la main,
de faire un chaîne
pour arriver ensemble, en haut
pas de premiers, pas de derniers,
tous ensemble
fin de la monté au sinaï
début du coucher ... . du soleil
chacun s'installe, fait son campement
attente de l'instant magique
déposer au pied de la chapelle de la trinité

n'autre deuxième prière en amo,
juste sous le pied photo
un coup de téléphone d'égypte, du sinaï
à marjorie, dans le sud de la france, à toulon
un coup de téléphone en france
pour entendre l'amie laissée en france, aline
résonner avec elle, dans l'air du sinaï
un coup de téléphone au papa d'hanna
resté en bas avec benjamin, pour le rassurer
puis laisser les silences s'installer sur les rochers,
se cacher dans n'autre coeur, au fond de nos pensées
sileo sileo sileo !
le soleil descend, les rayons se fondent dans l'horizon

le disque solaire apparaît puis s'enfonce
derrière la montagne
plonge dans le désert du sinaï

dans les silence, dans le vent
unir nos pensées, à gauche, à droite, dans l'azur de la vie
arabes et juifs ... . unir le monde
dans la lumière du coucher
comment ne pas prier pour retrouver le chemin de la paix
devant cette immensité devant cette beauté infinie
perdue dans le coeurs des hommes
errance humaine, joie naturelle
dans la lumière du coucher, à gauche

quand les contrastes, les différences s'estompent

retrouver une joie humaine, à droite !
ô joie ... .
ce qui est à gauche est ce qui est à droite !
m'aime ressenti, m'aime émotion
puis se lever, s'avancer vers la chapelle de la trinité
déposer la rose découverte en bas, pas très loin
des sources de moïse
vouloir déposer warda dans la chapelle,
la porte est fermée
la chapelle, inaccessible
à nos prières
un bédouin nous fait signe,
nous montre l'ouverture en bas de la porte,
dans le bois usé par le temps
maintenant, warda, pour toujours, sempre

en haut du mont mussa, au sommet du mont moshe
unicité dans le silence de n'autre coeur
se retourner vers le ciel,
faire teshouva sur le firmament
le ciel devient flamboyant,
le soleil joue des couleurs, la vie s'anime
rouge, violet et bleu
quelle couleur, quelle nuance
peut-il manquer dans cette beauté ?
implosion des couleurs de l'arc en ciel,

l'arc dans le ciel en fusion ... . là où le ciel s'efface ... .
dans l'infini
le tout en silence,
en silence, le tout
surprise, apparaît une bande, un rayon vert

entre le ciel en couleurs et le sol en désert ... .
recueillement !
à chacun sa prière,
à chacune sa pensée secrète
dans son voeu le plus pieux, le plus joyeux,
vivre un instant exceptionnel
ô joie au coeur !
ô passion brûlante !
ô union des coeurs !
encore 3 ou 4 bédouins en haut avec nous
les boutiques des marchands sont fermées,
les couvertures posées dessus, protégent les pierres,
les géodes du sinaï
la nuit s'avance, le ciel nous recouvre
de l'autre côté de la chapelle,
on récupère les matelas, des couvertures
faire n'autre lit à la belle étoile
et quelle étoile !
faire son lit, à la lune,
dans la bonne humeur
ô ciel, garde ton silence !
ô ciel, garde ton souffle !
sortir son repas du sac,
l'étaler sur la pierre, sur le muret
partager son repas !
trinquer avec les amis, alain et margot
boisson partagée,
boisson sacrée ... .
chacun laisse parler son coeur à la lueur de la lune
aussi haut, aussi loin
de son histoire d'amour, de leur rencontre
de nos absences ... . dissimulées dans les mots
ô sinaï, lieu de confidences !
ô mont moshe, lieu de délivrance !
ô djebel mussa, lieu de confiance !
il est des choses qu'il est bon de partager en silence
le verre partagé est encore meilleur !
il est des temps pour prier,
il est des lieux pour partager
la lune éclaire n'autre bivouac !
quand ? à quelle heure ?
impossible à dire dans cette nuit magique,
à quelle heure se relever ?
devant le chapelle, dans la nuitée
face au ciel étoilé, onze milliards de fois éclairé
tant lumineux !
déposer n'autre troisième prière en amo,
la deuxième sur le mont moïse, dans cet instant de magie
la déposer dans la chapelle, près de warda ... .
ô warda du sinaï
ô force silencieuse !
ô guide de nos vies
retourner sur son lit, sur le matelas,
sur la pierre, sur le rocher du mont moussa,
sur le roc du sinaï
à la lueur d'une faible torche,
sortir les jumelles, le carnet, le crayon ... .
dans le ciel du sinaï, chercher le " cintre "
cet ensemble de cinq étoiles
et le retrouver, là dans le ciel d'égypte ... .
vers onze heures, vers minuit,
peu importe
à l'ombre des étoiles filantes, par trentaine
à gauche, à droite, imaginer une bleue, une rouge,
alchimie des couleurs
dans sa nuit, dans son courage,
hanna fait des millions de voeux
couleurs du coeur,
miroir céleste,
couleur de l'instant
étoile qui se disperse en vol
bal étoilé, nuit des étoiles,
nuit des belles âmes
tout nous parvient, ensemble
la lune lumineuse comme on ne peut l'imaginer
la lune part à droite, n'autre regard part à gauche
découvrir ce qui nous semble être la constellation des poissons
un " v ", un " l ", symbole de victoire, aile de liberté ... .
elle ... .
vérifier à l'extrémité, comme une lanterne,
comme un pentagramme
cinq étoiles brillantes, l'anneau des poissons ?
le dessiner sur le carnet ... . !
la grande ourse reconnaissable
ici plus au sud du ciel de nos jours habituels,
dans cette nuit inhabituelle, exceptionnelle
pendant ce temps, titi, dans les couvertures,
compagnonne, maçonne, forgeronne de n'autre poésie,
titi écrit les premiers vers, les premières rimes du poème
devenu depuis ce jour, le poème du sinaï partagé
avec les compagnons de cette ascension
" sinaï ... .
t'approcher, te ressentir
palpitation d'un soupir
te respirer en silence
au creux des ombres qui dansent ... . "
poème déposé sur le cahier de l'amitié
au retour du sinaï
pour le découvrir, caresser l'image de cette lune, double
accompagnée dans sa course, de deux satellites
deux en un !
effet du temps qui double les choses
effet du temps de pose ... .
cet anneau, est-ce vraiment celui des poissons ?
effet illusion ? mirage en amour ?
dans le silence, dans le temps des étoiles
vers deux ou trois heures du matin,
quand le monde semble loin,si loin,
un bruit
sur le mont mussa, sur le mont moshe,
le temps bouge, l'air nous réveille sur djebel mussa,
l'onde nous résonne
un bédouin remonte, une torche à la main
puis toc toc toc ... . pierres contre pierres
il construit, il met en place sous la nuit céleste, son magasin,
il bâtit son étalage
il veut être prêt au matin, proposer pour trois fois rien,
de nouvelles pierres
dans la nuit, l'arrivée des premiers marcheurs, des premiers pèlerins
qui veulent assister au lever ... .
les plus courageux, partis dans la nuit
puis le silence revient
à gauche, orion nous arrive
et son trapèze nous illumine ... . de joie
la voie lactée se dévoile
ici, les nuages, les taches apparaissent
aurons-nous la chance comme les incas, d'apercevoir,
de distinguer le lama, le crapaud ?
ampato, le sacré crapaud, tant convoité
si cher aux égyptiens, si précieux aux incas
tan de ppcm entre eux,
entre nous ... .
la voie lactée guide n'autre pensée,
traces de nos réflexions dans la nuit
le soleil, le m'aime pour tous !
soleil en beauté, beauté bienfaitrice !
soleil bon, généreux et fidèle ... .
fidèle au rendez vous !
encore un peu de silence
pas de pensée particulière, que des pensées en bohème,
pour la totalité ... .
ici au sinaï, pas de fatalité
ici, pas de finalité
voie en amitié, voix en paix
pour la totalité, pour l'éternité
destin se conjugue avec providence
voix se confond avec voie
foi rime avec loi
loi rime avec joie
joie partagée, joie communicante,
joie communiante
encore un peu de silence, encore encore quelques secondes
encore quelques mots en tête
au soleil ! à la paix !
encore un peu de silence, arrive le nombre ... .
des plus silencieux,
des plus attentionnés, qui chuchotent
des plus bruyants, des plus chantants
tout un monde réuni au mont moussa
tout le monde en raccourci
l'un qui crie, l'un qui chante
l'une de france qui nous demande en se penchant
vers nous, encore couchés, à peine réveillés de cette nuit merveilleuse
la pensée encore dans les étoiles
l'une qui demande de quelle paroisse, nous sommes ?
d'arvel ! ( ici, à prononcer en douceur, arouel ! )
arrivent les chorales, les drapeaux, les couleurs des nations
arrivent le espagnols, arrivent les italiens
encore en tête ... . le mondial ... . de foot
des chants, puis l'hymne national
puis l'hymne national français, la marseillaise
chantée en italien
savent-ils ? est-ce un chant de paix ?
savent t'ils ce qu'ils chantent ?
accepter les ressemblances,
accueillir les différences, toutes les couleurs du coeur
sur cette terre de tempérance
le chorale espagnole reprend, la chorale française poursuit,
trace la voie
ronde des chants, sinaï, champ de paix
tout le monde entend cette clameur,
ressent cette chaleur
chacun son tour, chacun son chant
dans l'écoute des autres, dans l'absence de l'autre
tout le monde, tout ce monde au mont moïse dans cet instant
pour ce moment magique
tout le monde se tourne vers la gauche
se presse à gauche, le lever est annoncé
le désert du sinaï s'éclaire,

les premières lueurs apparaissent
le ciel se met en lumière

retrouver cette bande, ce rayon vert, cet arc en ciel
qui s'étend, qui s'évade du désert,
qui tend vers le rose du ciel
il fait maintenant jour
et le soleil se fait attendre
où est le soleil ? où est passé le soleil ?
l'attente dure plus de onze minutes
rdv manqué ? rendez-vous reporté ?
dans la foule, dans cette grande foule, dans ce nombre
mohamed nous fait signe de rester
savoir attendre,
savoir attendre les choses !
quelques places se libèrent
déception ... . éphémère
soudain, un cri, un grand " oh " !
ô communion !
un appel répété, en écho,

en douceur dans tous les coeurs ! dans l'union !
il arrive ... . le disque solaire apparaît

alléluia au soleil !
ô rubis du mont moïse,
ô rubis du djebel mussa

ô rouge de moshe, chemin abouti !
ô rubis du sinaï, lumière du soleil !
haut le soleil !
haut dans sa lumière !
haut n'autre coeur !

battre pour les autres, résonner pour l'autre ... .
hymne à sa loi,

onde à la joie !
chemins de mots, chemins de pensées
bohème en chaloupe, en felouk,
barque, vaisseau en amitié
finir sa quête,
trouver son graal, ouvrir son athanor,
creuset en amour
libérer n'autre or,

haut fourneau, four, fabrique,
forge de joie !
comment ne pas penser, songer à orphée ?
les yeux dans le soleil,
le regard dans la lumière,
l'âme dans la vérité, l'unique
âme bercée, âme chaloupée
âme alchimisée, âme ensoleillée,
âmes éternisées
devant cette beauté naturelle
les mots restent sans lettres
la parole surgit sans noms
le verbe, sauvé dans cette éternité,
le verbe se fait onde
ondes de lumières,
fréquence retrouvée, fréquence de joie
chaleur de l'aube,
douceur de la montée, de l'ascension
tendresse dans les tons ... .
disque de la renaissance, cercle de la fidélité,
de la promesse tenue tout simplement !
pensées alchimiques, coeurs alchimistes
là où le coeur transforme tout
lieu où les premières grisailles de l'aube, dans le plomb du monde
devient rosée de l'alchimiste, rubis partagé
espace quand tout se transmute,
temps où tout se transforme
rocher, désert s'infinisent avec les brumes matinales,
avec nos yeux à peine éclos, dans la rosée de l'aube
union, fusion,
toutes les religions, toutes les philosophies,
toutes les couleurs
libres esprits, liberté libérée !
pensées juives, hébraïques, israéliennes
pensées arabes, musulmanes, égyptiennes
pensées soufies, pensées universelles,
dans la m'aime pensée
autant de mouvement de pensée,
autant de courant de pensées
souffle réchauffant, âmes au vent, attirantes
couleurs de l'onde, unifiantes
dans cet état d'esprit,
déposer la troisième prière en amo, à gauche

vers la chapelle sainte catherine, au loin, trop loin ... .
demander à mohamed combien nous sommes, ce matin ?
11 à monter dans le coucher du soleil
ô sinaï, miracle !
500 à redescendre au lever du soleil
à se relever ... .

à se remettre de nos émotions
onde, lumière, couleur, tout se transforme
comme le dit, l'écrit si bien rimbaud, n'autre poète ardennais, arthur :
" ce n'est qu'onde, flore, et c'est ta famille ! ... . "
là où le temps s'éternise dans l'espace d'un instant
là où l'espace s'envole dans le temps du sacré
dans le chaos du sinaï, dans le plus complet des désordres,
dans le déluge de nos pensées
couleurs, ondes, lumières, tout se met à muter
tout nous voyage
en joie, en tendresse, plus ultra

voyageur, voyage ailleurs
40 jours, pour se réfugier dans le désert, refuge des mots
s'abriter dans l'ombre de l'arc en ciel, abri de couleurs
se cacher dans le soleil, dans le mystère, secret éternel
s'éveiller dans la rosée du matin, miroir de l'autre
se lever dans le jour de gloire, corps en joie
marcher, marcher vers sa lumière ... .
coeur en prières, coeur dans le divin
coeur en bohème, coeur en amour amitié
coeur en mahabba ... .
au soleil du sinaï, voyager en maaty ... .
moïse, moussa, mussa, moshe ... .
mohammed, mohamed, merci ... .
pour suivre ensemble l'ascension du mont sinaï,
découvrir les couleurs magiques du mont moussa,
la visite au monastère de sainte catherine
pour retrouver les autres étapes du voyage en égypte,
pour découvrir l'univers magique al kemit
pour retrouver l'ambiance du voyage
arvel
( prononcer arvel avec douceur arwel, arouel ... . )
caresser l'image des termites traceurs
page mise en fabrique pour le jour de tous les saints,
de la toussaint et aussi selon nominis, jour de marie,
jour d'hélène ... . une jeune fille de 15 ans, de sinope,
une vile du pont
hélène, éclat de soleil ... .
toujours, sempre ces sacrées synchronicités !
destin, providence qui peut le dire, un jour peut-être ... . ?
et comme une synchronicité ne surgit jamais seule
alors que cette page est quasiment écrite ... .
hier, découvrir un livre à la fnac
" amour, ta blessure dans mes veines "
un livre paru
aux éditions jc lattès ... .
textes de rûmi, ou roumi comme on peut avoir envie de l'écrire, de l'entendre
illustrés des calligraphies de metoui, n'autre lassaâd
un livre à se procurer, pour éclairer sa vie
lorsque celle-ci devient brûlante
le retrouver après la lecture du livre
sur les cent noms de l'amour
rûmi, roumi, le grand poète persan
est l'auteur de plus de cinquante mille vers
qui chantent l'amour, la séparation, la cruauté de la rupture
fondateur de l'ordre des derviches tourneurs
sa poésie est potée par l'ivresse de tous les sens
elle est incandescente, brûlante
les calligraphies de l'artiste lassaâd rythment avec harmonie
cette sélection de poèmes
rûmi, roumi est un poète mystique de la tradition soufie
le lendemain, un dimanche matin
en le lisant, s'apercevoir que lassaâd nous rejoint
beaucoup plus loin qu'on ne peut l'imaginer
au moment de la découverte de ce livre
en cascade, nouvelles synchronicités
plus exactement une synchronicitem
on finit par entendre le son " t'aime "
parmi les poèmes choisis, page 52
dans le chapitre, l'amour demande, sois vivant ... .
sois vivante ... .
" si le soleil aussi
n'était pas amoureux,
lumière ne serait
posée sur sa beauté
et si terre et montagne
n'étaient pas amoureuses,
au coeur de l'une et l'autre
plante ne pousserait
et si la mer était
sans connaître l'amour
elle aurait, à la fin,
un lieu pour se reposer "
page 80,
" désir de ton visage
fait que pierre se fend
dans la joie de t'avoir
la vie bat ailes et plumes ... . "
le lendemain, un dimanche matin, dans l'aube d'un mois de novembre
dans la brume
s'apercevoir que lassaâd utilise la m'aime figure, le m'aime symbole
pour désigner les deux mots lumière et joie
se retrouver avec lassaâd, avec rûmi
retrouver l'escarboucle
escarboucle de lumière
escarboucle de
joie
les deux escarboucles, dessinées par lassaâd
escarboucle, essentielle aux linots, aux linottes
les jeunes, ados de linay, village dans les ardennes
hasard, destin, providence ?
quand on entend les termites carbonari, marteler :
halom ! halom ! halom !
on finit par écouter un chant de paix
s'halom s'halom salam shalom salam shalom salam ... .
finir par tracer dans le coeur, dans n'autre rêve,
un champ de paix ... .
envie de partager un simple mot, un rêve de paix ... . sociale
envie d'écrire une page dans le cahier de l'amitié ... .
caresser le maillon en fin de chaque page
quand les termites traceurs reviennent à la lumière,
marcher ensemble, en amitié, dans l'onde bonne et généreuse
avec mohamed, n'autre guide au mont moïse,
au mont moussa, mussa ... .
marcher avec le " petit" groupe arvel qui a participé à l'ascension
du mont moshe, margot et alain, laure et damien, vicente, le papa de jossué,
nathalie, la maman d'hanna ... .
vers un termitisme renaissant ... . sentier de termites, parfum de paix ... .
sur le cahier de l'amitié, vaisseau à l'ancrage ... .
sur n'autre île, termitière
... .
maillons en amitié, prophètes de bonnes nouvelles, traceurs de paix