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le journal des termites traceurs, the tracers termites new's |
forestiers, termites, nos
ancêtres ... .
pour vivre dans la forêt, il faut connaître, respecter, aimer les arbres,
les protéger ... .
les termites savent protéger les arbres
comme ils ont appris à se protéger des fourmis ... .
maurice nous confie dans son livre sur la vie des termites
qu'il existe des termitières coiffées par des arbres
des arbres respectés par les termites qui deviennent sacrés
pour l'homme ... .
chercher plus loin cet attachement au bois, à l'arbre, autrement
pourquoi protéger les arbres ?
pour le comprendre, écouter les voix de la forêt
suivre les voies des forestiers, des charbonniers
connaître le travail de respect de l'arbre !
suivre les amis des bois, amies des forêts
les forestiers, les charbonniers, les forgerons, amis des arbres ... .
les termites traceurs proposent de se promener dans quelques pages d'un livre,
le travail de régis, la résurgence des rites forestiers ... .
ne nous pouvons étudier les rites forestiers
plus avant sans tenter de restituer avec plus de précision
ce qu'est le monde des charbonniers et les méthodes artisanales
qu'ils pratiquent pendant des millénaires sans réelles variations ... .
de nos jours, les derniers charbonniers sont bien rares
et leurs successeurs encore plus
nous avons pu cependant en situer quelques uns en bretagne, dans les pyrénées
ou encore dans le jura et aussi en belgique, dans la vallée du bocq
figures atlantéennes d'un monde disparu, leur fierté n'a d'égal que leur isolement
fidèles aux coutumes des anciens, leur mémoire restitue la connaissance
d'un métier dans lequel gîtent des données ancestrales et traditionnelles
de l'ancien monde des gaules
des impératifs ont voulu que le métier de charbonnier
soit avant tout relatif à celui de s forges
ces dernières, en effet quand elles ne sont pas d'antiques forges à bras
se situent toujours en des lieux où l'on peut trouver simultanément de l'eau
pour l'entraînement hydraulique des soufflets, du bois pour la transformation
en charbon et du minerai, généralement affleurant
pour leurs approvisionnement en bois, les charbonniers
passent après les bûcherons et abattent en dehors des périodes de sève,
entre novembre et avril
le séchage du bois est relativement court de façon à ce que ce dernier ne perde rien en densité
les essences les plus utilisées sont le chêne, le bouleau, le hêtre et le châtaignier
le bois est alors entassé en une unité de mesure qui se nomme la corde
qui mesure 83 centimètres de large, 116 de haut et 320 de long
cette mesure est la base des transactions pour des acheteurs, les charbonniers
étant payés à la corde brûlée et non pas au poids du charbon transformé
chaque corde carbonisée donne environ 250kilos de charbon
pour la transformation du bois en charbon, les charbonniers édifient
ce qui est appelé des meules, parfois des charbonnières ou des fourneaux,
le plus souvent des fouées
l'emplacement de ces fouées ne tient en rien au hasard
le sol doit être plat et l'endroit abrité des vents pour limiter les risques d'incendies
proches des zones de stockage des cordes préparées en amont,
les fouées se tiennent souvent dans des clairières qui prennent alors le nom de loge
et quand la gestion et la productivité des bois le permettent, les fouées des loges
se tiennent successivement au m'aime endroit
la réutilisation du m'aime sol augmente apparemment la qualité de la fouée
ainsi que se rentabilité et préserve les forêts de nouvelles saignées
pour créer des clairières de travail
de plus, il est nécessaire qu'un ruisseau soit à proximité,
autant pour la vie du groupe que pour avoir un moyen
d'éteindre une fouée qui s'est emballée
la taille des fouées est variable suivant les commandes
ou les cordes disponibles
elles peuvent être de trois cordes seulement ou bien de vingt cinq,
leur taille variant aussi de trois à huit mètres de diamètre
fabrication d'une fouée
l'emplacement ayant été défini et préparé, la première des opérations
est de construire la cheminée
cette cheminée se présente comme un conduit vertical constitué d'un empilement
de petits rondins sur une base triangulaire ou quadrangulaire
ensuite, en bien répartissant les tailles de rondins et les essences
de bois utilisées pour une carbonisation homogène, on dit que l'on dresse
des rondins verticalement autour de la cheminée en plusieurs épaisseurs et étages
plus on s'écarte du centre et plus les rondins sont obliques,
plus on élève la fouée et plus le bois s'horizontalise
en fin de dressage, on doit obtenir une demie sphère
ceci fait, on la recouvre de plisses qui sont des mottes de terre
dont le rôle essentiel est d'étanchéifier l'ensemble et elles servent aussi d'isolation
la dernière phase de préparation est une couverture de fine terre
qui complète l'étanchéité de l'ensemble
la mise à feu
la mise à feu d'une fouée amorce une opération qui peut durer cinq jours
et nuits nécessitant une surveillance constante
elle s'opère en remplissant la cheminée de charbon incandescent
et en rebouchant ensuite l'orifice pour que la combustion interne s'amorce
ceci peut être répété plusieurs fois selon le volume de la fouée
en fin de la première journée, on doit entendre la cheminée craquer
et l'on pratique alors l'ouverture de plusieurs trous de pied
qui conditionnent l'aération nécessaire à la carbonisation totale
de l'ensemble
à partir du deuxième jour, des opérations de surveillance délicates commencent
en effet, les charbonniers, équipés de sabots bien culottés
montent sur la fouée pour vérifier que la carbonisation est homogène
opération dangereuse s'il en est ; ainsi sont identifiées
les zones de combustion rapide et celles les plus lentes
sur les zones lentes, on peut enlever les plisses de couvertures
pour accélérer l'opération ,sur les zones trop rapides, on peut boucher les trous de pied
si tout est jugé conforme et homogène, à mi-pente de la fouée,
on refait des trous d'aération pour que toutes les couches de rondins
carbonisent simultanément
si le troisième jour et le quatrième, la carbonisation n'est toujours pas homogène,
alors on tisonne la fouée sur son sommet avec de grandes tiges métalliques
nommées les fourgons d'où l'expression fourgonner
les trous ainsi créés sont appelés les rossignols
car ils chantent en laissant passer la vapeur d'eau
cette méthode efficace fait cependant perdre un peu de charbon
autour des appels d'air
les bons charbonniers n'utilisent que rarement les rossignols
le cinquième jour, la fouée a changé de physionomie et se trouve bien affaissée
la fumée ,de blanche qu'elle est au départ est devenue bleue
et toutes les couches de rondins sont carbonisées, la fouée et cuite
extinction de la fouée
l'extinction d'une fouée s'opère en bouchant tous les orifices d'aération,
volontaires ou non
un charbonnier monte sur le dôme et étale une couche de terre fine
en la balayant
celle-ci est censée se diffuser dans tous les interstices
cette opération doit être faite assez rapidement,
non seulement de par le fait qu'une poussière de terre extrêmement fine
rend la respiration difficile, c'est aussi le moment le plus propice
au fait que la fouée ne s'enflamme spontanément
ainsi la fouée est censée s'étouffer durant une période de deux à trois jours
extraction du charbon
elle se fait en deux temps, toujours pour cette raison de risque
de flammes spontanées
on ouvre tout d'abord une brèche et l'on retire une partie du charbon
avec un racloir nommé " pousse dehors " afin de vérifier la qualité de la carbonisation
ensuite, on recouvre de terre à nouveau la brèche où l'ouverture ainsi pratiquée
ne réamorce la combustion en un endroit interne de la fouée
et l'on attend quelques heures encore
tout étant bien fini, vient la mise en sacs
il n'est pas rare qu'un clan de charbonniers
ait plusieurs fouées en route dont les mises à feu sont décalées de deux jours
la famille
... . l'organisation sociale des charbonniers est calquée
sur la vie des clans selon un schéma toujours persistant
un homme est le chef du clan et c'est lui qui traite les échanges avec les forges
et les gens des villes
les autres hommes accomplissent les tâches de leur métiers en coordination
avec le chef de clan
les femmes s'occupent de la famille
les devoirs ménagers étant réduits à leur plus simple expression,
elles ont à charge néanmoins l'éducation des enfants,
parfois elles participent aux travaux de mise en sacs du charbon
et peuvent se charger des livraisons
les anciens, les grands-pères restent à part entière dans le clan
quand les forces les abandonnent, ils s'occupent aussi de l'éducation des enfants
et de la transmission des connaissances d'une génération à l'autre
l'habitation
l'habitation des charbonniers s'appelle la hutte ou la loge
et peut contenir de deux à huit personnes
compte tenu du fait que les charbonniers changent souvent de sites,
elle est sommaire autant au niveau de sa construction que du mobilier qu'elle contient
constituée des m'aimes matériaux que ceux nécessaires aux fouées
( bois, fougères, plisses ... . ) elles se situent le plus souvent en bordure de chantier
et près d'un cours d'eau ( le bocq par exemple ) ou d'une fontaine
chaque hutte comporte une seule pièce et une famille
peut en posséder plusieurs sur le m'aime chantier
elle est soutenue par des piliers de trois mètres,
sa couverture est faite en plisses et possèdent une seule porte
l'étanchéité des murs est assurée par de la bruyère et des genêts
en ce qui concerne les régions de bretagne et de petit feuillage
dans les autres régions
un foyer central sans cheminée fonctionne avec les bois semi carbonisés
des fouées
l'alimentation
les relations des charbonniers avec les villes
leur permettent d'importer quelques denrées comme la charcuterie, le cidre
et quelques légumes
la proximité des étangs et les ressources de la forêt
apportent le reste, champignons, châtaignes, poissons, petits et gros gibiers
quelques rencontres avec les clans forestiers
leur donnent aussi l'occasion de faire la fête
et de continuer la tradition des banquets, rares sont ces moments-là
religions et croyances
les échanges ont cependant amené tardivement les charbonniers
vers le village pour les naissance, les mariages
les clans forestiers possèdent leurs rites et leurs coutumes
dont les racines plongent dans le temps de la civilisation celte
dans les légendes bretonnes qui concernent les charbonniers
de la forêt de paimpont, nous décelons la peur ancestrale de la population
de la ville
en haute bretagne, on a peur des femmes de charbonniers qui,
il y a quarante ans, viennent des forêts de la basse bretagne en escortant,
une courte pipe à la bouche, des petits chevaux de lande qui portent des sacs de charbon
un proverbe de la basse bretagne, dit que :
le charbonnier dans les forêts, comme le loup, hurle sans cesse
les paysans de la haute bretagne, voisins des lisières des forêts,
prétendent que les charbonniers mènent les loups,
c'est à dire qu'ils peuvent s'en faire obéir et les faire servir à leurs desseins
dans le bocage normand, quand les marmots pleurent,
on les menace d'appeler les charbonniers
en basse bretagne, les lutins prennent parfois pour jouer des tours,
l'apparence de charbonniers
dans cette dernière citation, nous pouvons constater la permanence des légendes
de l'anciens religion ainsi que l'opposition religieuse fondamentale
entre le monde des villes et le mondes des forêts
et l'origine des craintes supersticieuses ornant la réputation des forestiers
qui, somme toute, n'ont fait que de rester fidèle aux traditions de leurs anciens
soulignons néanmoins que, dans toutes les religions des gaules,
les charbonniers ont une relation particulière avec le loup ... .
les sens corporatif, religieux et éthique
le sens corporatif :
tels que les rituels se présentent à nous dans leur forme la plus ancienne,
donc la plus païenne, les données rituéliques que l'on peut isoler sont issues
de 3 métiers forestiers : les bûcherons, les charbonniers et les forgerons
la matière qui fait pivoter autour d'elle, c'est le bois,
et par là une certaine vision de l'arbre et du respect
qui lui est dû en tant que grand pourvoyeur de bienfaits pour les hommes
en partant de cette base, l'arbre cache la forêt
car c'est bien de la vie dans la forêt dont il s'agit avant tout
la civilisation forestière et les clans qui la composent
sont dans les derniers métiers à s'ouvrir à l'élargissement
de l'influence culturelle, politique et religieuse de la ville
c'est donc une vision réaliste du monde de la forêt
qui transparaît dans les rites originaux
rudesse et hospitalité sont les deux maîtres mots
ensuite, l'attention doit se porter sur les essences des arbres
qui composent les officiers de la vente : chêne, cormier, orme, hêtre,
charme et frêne qui sont tous des feuillus caduques
tous ces arbres sont porteurs d'un symbolisme celtique bien identifié
notons cependant que derrière le cousin maître doit se trouver aussi un houx :
or le houx est l'arbre de l'enseignement dans les traditions celtiques
les rites forestiers sont donc extrêmement précis
quant au symbolisme qu'ils développent
le troisième point, relatif aux deux premiers, est l'analogie
qui est tirée entre l'arbre et l'homme
le tronc est commun, les bras sont les branches,
la tête est la cime, les pieds sont les racines
le père est le ciel soleil et la mère est la terre lune
cette analogie ouvre le plan infini des relations de l'homme
avec un plan cosmique et l'arbre cristallise bien l'élévation personnelle
et les étapes nécessaires à cette dernière pour que la multiplication
de son genre et race s'opère par le clonage des semences
image sur terre des rythmes célestes, il est la représentation parfaite
de la mort et de la renaissance ainsi que la liaison entre les règnes et les mondes :
le minéral qui le nourrit, le végétal qu'il est et l'animal qu'il abrite et nourrit
il est aussi la mise en relation entre le monde souterrain,
chnotien et le monde de la lumière la plus pure
en passant par la surface des choses qui ne sont rien pour lui
dans le rite forestier, il semble qu'il faille retenir avant tout que l'arbre
est l'être vivant sacrifié qui donne le plus aux hommes
vivant, il donne
mort, il donne encore plus
dans cette vision des choses où il faut apprendre à domestiquer les analogies,
il est plus facile de comprendre comment le symbolisme de la hache
peut se rapprocher de la notion de sacrifice
à chaque arbre abattu, c'est un sacrifice accompli
ce point permet de mieux comprendre pourquoi la fumée bleue
dans les rites forestiers est l'élément jugé comme le plus important
montant vers l'autre monde, elle est le signe du sacrifice accompli
l'analogie homme-arbre peut alors amener une ambiguïté
quant à la nature spirituelle du dit sacrifice
c'est à n'autre avis vraisemblablement pourquoi dans les nations celtiques
la hache est l'outil de sacrifice le plus utilisé
le sens religieux :
la référence au prophète des forêts : les présences de l'ermite
et de l'ours, la symbolique de la hache, le vocable " brûler le mannequin ",
le serment sur la boisson sacrée et le pain,
ont des données issues de l'ancienne religion des nations celtiques occidentales,
le vieux panthéon celtique
si la trame de fond est celtique en de nombreux détails,
trois actes à caractère plus religieux apparaissent aisément
ce sont le baptême, le serment sur les deux espèces, le pain et le vin,
et le sacrifice final quand on brûle le mannequin
autrement dit quand on consomme le sacrifice collectif
ce que nous appelons le baptême est plus justement une action lustrale
opérée par l'ermite lors de la réception d'un briquet
nous identifions une cruche porteuse d'eau accrochée
à une branche de la cabane de l'ermite
symbolisant une eau pure et céleste,
l'ermite s'en sert pour purifier le briquet de toutes les impuretés spirituelles
qui peut l'avoir imprégné durant sa vie d'avant
geste simple et universel, il n'en reste pas moins du domaine religieux
et consécratoire
le serment sur le pain et la vin doit être compris dans son sens entier
et non pas seulement le pain de la fraternité et le vin de l'hospitalité,
bien que ces deux données soient inclues dans l'ensemble symbolique
c'est aussi sur la mort du dieu-grain et la mort du dieu-grappe,
leurs transformation et résurrection que le briquet prête son serment
les référents spirituels sont alors bien présents à cet instant crucial
qui peut être aisément comparée à une épiclèse eucharistique
le vocable forestier " brûler le mannequin "
qui se dit parfois aussi " brûler un copeau "
signifie boire un verre de la boisson préparée pour la cérémonie
hydromel, bière ou vin, seules les époques les ont différenciées
nous avons longtemps réfléchi sur le fait de " brûler le mannequin "
trop spécifique pour être hasardeuse,
cette sentence cache un bien étrange aspect de la survivance des rites
en effet, dans certaines nations celtes,
des rites de sacrifice utilisent des mannequins d'osier en forme d'hommes
brûler le mannequin, c'est donc avant tout une participation
à un rituel de sacrifice et de transformation
brûler un copeau signifie la m'aime chose, l'être sacrifié est alors un arbre
quand on connaît la forte analogie dans ces rites entre l'arbre et l'homme,
on comprend aisément l'utilisation de l'un ou de l'autre vocable
sans distinction ou préférence compte tenu que leur signification sacramentelle
ou rituélique est strictement la m'aime
le sens éthique :
la trame éthique qui transparaît dans les rituels originaux
est issue de la rudesse du monde de la forêt
et des risques qu'il fait courir aux hommes qui s'y perdent sans la connaître
bêtes sauvages, cousins piqueurs autant dit des voleurs de grands chemins
qui détroussent les gens de la ville, intempéries et risque de mort de faim,
égarements, ont imprégné les rituels pour mieux faire valoir
le sens de l'hospitalité, du partage et l'aide apportée à tous
pour qu'ils soient remis sur le bon chemin
pourvu qu'ils sachent " brûler le mannequin " avec tous,
autrement dit partager le pain et le vin
après être rentrés dans le cercle avec courage et détermination
ce qui revient aussi toujours avec force,
c'est le sens du travail, de l'hospitalité et du partage
d'ailleurs cette hospitalité et ce partage
ne sont envisageables que si le travail de la journée est accompli,
alors seulement on accueille et partage le pain, le vin
et le gîte en deux moitiés égales avec celui qui est dans la peine
à charge de revanche en d'autres temps et d'autres lieux ... .
le sens symbolique
dans cette étude, le sens symbolique rejoint le sens spirituel
il est deux phases que nous avons retenues comme fondamentales
dans l'instruction par demandes et réponses
d : que signifie le bleu ?
r : la fumée bleue de la fournaise qui monte et se confond dans le ciel
d : quel est le signe le plus élevé des bons cousins
r : la fumée
ces deux courtes phrases sont explicites
la fumée est la signe le plus élevé des bons cousins
que penser d'une telle information apparemment si désuette ?
dans d'autres cultures, nous allons retrouver la fumée
dans un rôle capital en ce qui concerne les activités sacrificielles
ou plus simplement, comme support visible d'éléments de prière
dans différentes religions
dans l'ancien testament, la fumée est le signe de l'offrande faite à la divinité
droite et s'élevant haut dans le ciel,
c'est un un signe d'acquiescement de ladite divinité
si elle se couche, tourne et ne peut s'élever,
c'est un signe de refus du sacrifice toujours par cette m'aime divinité
elle peut être aussi le signe d'une prière simple
bâtons d'encens, fumigations diverses, bougies en tout genre,
autant de foyers incandescents dont la particularité essentielle
est de s'élever une flamme ou une fumée vers le ciel en dehors de tout effet hypnotique
demandes, remerciements, invocations,
se véhiculent d'un monde à l'autre sur le dos subtil des fumées et des flammes
en tout état de cause, c'est avant tout une image précise d'une mise en relation
avec l'autre monde
le monde celtique n'a pas échappé à ce symbolisme universel,
les rites forestiers non plus
chez eux, les foyers engendrant cette fumée
qui leur est chère, ce sont les fours et les fouées
fours des fondeurs, ateliers des forgerons, fours naturels des charbonniers ( fouées )
autant de centres de prières artisanaux qui offrent tous les jours aux divinités deux choses
l'homme offre tout d'abord son travail
qu'il veut être le plus réussi possible pour qu'il soit accepté par les dieux
en tant qu'offrande digne d'eux
temps, énergie musculaire, réflexion, précision
sont les ingrédients de cette première offrande
la deuxième est celle de la matière sacrifiée : l'arbre
si les fours sont dirigés par des maîtres en leur métier,
ces derniers doivent être aussi considérés dans le monde celte
comme des prêtres à part entière officiant journalièrement
c'est pourquoi nous retrouvons dans les mythologies celtiques
des dieux artisans comme gobban, le dieu- forgeron
qui brasse dans ses chaudrons la boisson des dieux pour les tuatha dé danaan
alors, maintenant il est plus aisé de comprendre pourquoi la fumée
est le signe le plus important chez les forestiers
elle impose aussi un certain respect pour ces rites
pouvant paraître plébéiens et frustres
ils n'en contiennent pas moins les éléments fondamentaux
et suffisants de toutes les élévations spirituelles
en ayant aussi l'avantage d'aller directement à l'essentiel
dans un cadre naturel et, cette fois-ci, non symbolique :
la nature dans sa simple grandeur
le maître des forges
avant que la maîtrise de la forge
ne devienne une charge achetable et transmissible financièrement sous diverses formes,
le maître de forge est un des hommes le plus respectés du monde forestier
et cela se comprend fort bien quand on se remémore la répartition indo-européenne
des castes qui est la base de toutes les sociétés celtes d'orient et d'occident
nous rappelons donc ces trois castes dans leur schéma occidental
en premier lieu, il y a la caste des prêtres, en l'occurrence les druides
ils gèrent, dans des actions diverses allant de l'enseignement
aux sacrifices en passant par la justice,
des mondes des hommes au nom du monde des dieux
vient ensuite la castes des guerriers qui a pour rôle essentiel de défendre
le clan contre toutes les attaques extérieures
cette caste est dominée par un roi élu qui a à ses côtés le druide
dominant du groupe ethnique en question qui légitime
sacerdotalement la fonction royale et canalise ses décisions et les inspire
quand on aborde la troisième caste, celle des producteurs,
il faut aborder la religion des celtes pour comprendre que ces trois castes
sont terriblement complémentaires et que, si elle sont subordonnées
les unes aux autres, elles n'en sont pas moins respectées et honorées les unes par les autres
dans le druidisme, le premier grand dieu en communication avec l'homme est lug,
le logos multiforme et polytechnicien des druides
lug est un en tant que dieu de la lumière et premier principe émané par le grand dieu
ce qu'on ne nomme pas !
il est aussi triple en tant que dieu différencié pour les trois castes,
il est enfin infini dans ses formes et manifestations
pour tous les hommes et femmes de la terre
en ce qui concerne ses formes cristallisées par les castes,
il est esus pour les druides,
taranis pour les défenseurs
et teutates pour les producteurs, les ouvriers
ces trois castes ont donc leurs dieux particuliers émanés de lug,
de lugos donc leur culte spécifique alimentant des rites et coutumes
essentiellement religieuses et coutumières
la caste des producteurs, des ouvriers,
possède donc sa propre puissance respectée, son dieu et ses rites
indépendamment de ceux des autres castes
teutates est leur dieu dans certaines régions, goban saer dans d'autres
les producteurs, les ouvriers sont essentiellement des forestiers
dont les métiers se subordonnent les uns aux autres
et il semble que le maître de forge ait eu une importance particulière
en tant que pivot de toutes ces activités, car il est l'aboutissement
des autres métiers qui, sans lui, ne se justifient pas, ou moins
en effet , la forge est le point culminant de tous les chantiers forestiers
et fournissent du travail aux bûcherons, aux charbonniers, aux fendeurs, aux orfèvres
tout passe par la forge
le maître de forge est l'homme qui connaît les transformations du métal
alchimiste et forgeron, son rôle fondamental pour le clan l'assimile
à une incarnation de vulcain dans le monde des hommes
au m'aime titre que le druide est le dagda du m'aime clan
et le roi une des formes de l'archétype du roi du monde, arthur
ainsi les dieux des trois castes sont vivants dans le monde des hommes
honoré et respecté, le maître de forge
n'est donc pas un valet de la caste des défenseurs, il est le chef incontesté du clan
il a aussi indubitablement un rôle de passeur
de par les transformations qu'il accomplit en partant de la matière brute, du minerai,
pour aboutir au produit utile et efficace, arme de défense ou soc pacifique
dans le monde celte, tous ces métiers forestiers
portent aussi une structure religieuse qui se révèle en des rites spécifiques
la caste des druides possède ses propres rites, bien sûr, personnels et collectifs
la caste des défenseurs a les siens comme les rites d'adoubement,
de passage vers l'état de défenseurs adultes
dont on retrouve d'évidentes traces chez les germains
les forestiers, ces producteurs ont aussi les leurs qui tournent
autour de la notion de feu
feu donné par le bois,
feu des charbonniers pour la carbonisation des branches,
feu des forges, feu des tuileurs et briqueteurs, feu des orfèvres
les fours ont alors pour valeur celle du feu maîtrisé
et la fumée représente l'offrande faite aux dieux du travail accompli
les ateliers de forge sont autant de temples
qui rendent aux dieux ce qui leur appartient après que les hommes
ont bénéficié de ces bienfaits
sous les formes diverses de la matière informe en outils,
en armes ou tout simplement en confort
pour comprendre cet échange rituélique entre les hommes et les dieux,
il ne faut pas oublier que toutes les déclinaisons de la pensée celtique,
autrement dit toutes les facette l'ancienne culture des gaules,
reconnaissent en toute chose - terre, arbres, pierres, rivières, sources,
nuages, orages, océans, vagues, herbes, oiseaux - de supports
à l'expression des dieux et quelque part, une des formes
de leurs multiples incarnations dans le monde des hommes
prendre du minerai et le transformer en charbon,
est autant de ponctions que l'homme fait dans le monde des dieux,
si ce n'est dans la chair m'aime des dieux eux-m'aimes
il faut les remercier de s'être laissé faire pour le bien des hommes
ainsi tout travail accompli est ritualisé sanctifié,
de façon à ce que les dieux aussi y trouvent leur compte
afin qu'ils n'aient pas l'impression que leur domaine, la nature,
est pillé par des ingrats qu'ils n'ont pu que punir
l'échange consiste alors à prendre dans la nature ce dont on a besoin,
avec précaution et sans anarchie,
on transforme cette matière divine en outils pour les hommes
et l'on offre enfin aux dieux l'effort et le labeur accompli
qui montent vers eux avec la fumée des fours, véritables temples opératifs
le marteau des forgerons est considéré comme un grand outil de puissance,
ainsi que l'enclume, donné par les dieux au maître qui sait s'en servir pour le bien de tous
il est l'outil de toutes les transformations et aussi l'outil de tous les passages
initiatiques et religieux
il n'est donc pas étonnant de le retrouver entre les mains
du dieu esus ou du mythique merlin, le dieu druide armoricain,
qui l'utilise pour une autre type de transformation,
le passage de la vie vers la mort
ce coup rituel de masse est le geste qui marque le passage
et il semble qu'il faille considérer tous les rituels contemporains
utilisant un coup de maillet sur le front pour figurer un passage symbolique
comme étant issus de cette ancestrale coutume qui remonte au néolithique
comme nous le disions, la langue française moderne a gardé le souvenir
de ce marteau de merlin qui assure le grand passage
sous la forme du nom de la masse d'abattage pour le bétail
qui porte encore le nom de merlin
en ce qui concerne l'antiquité gauloise,
nous ne savons pas si le maître de forge est automatiquement un druide,
un homme sacerdotal, aussi cette charge importante reflète quelques facettes
du monde des prêtres qui ont une relation avec le monde souterrain,
le monde du feu et le royaume du vulcain grec, le goban saer irlandais
il semble bien aussi que la ritualisation des métiers forestiers
a suivi le m'aime rythme saisonnier que les grandes fêtes celtiques
au nombre de quatre dans sa course complète du soleil
l'hiver, on fait des coupes de bois et le charbon
le printemps et l'été, on extraie le minerai quand le sol est hors gel,
la forge, elle ne s'arrête pas tant qu'elle a du combustible et du minerai
dans les anciens textes irlandais, il est ce dieu du nom de goibniu,
le forgeron des tuatha dé danaan, on le nome aussi goban saer
il est le dieu chef des artisans du métal et à ce titre le dieu des producteurs,
la troisième caste indo-européenne
en tant que maître des forges, il est le dieu fabriquant les outils domestiques,
ainsi aussi les armes des défenseurs et les épées magiques des druides
le festin que goibniu offre aux hommes ouvre un passage
et le moyen d'accéder à l'éternité et à l'éternelle jeunesse
sa présence dans le panthéon celtique, ainsi que son importance,
met bien en évidence la profonde racine traditionnelle et religieuse
qui utilise comme support de transmission les métiers forestiers, dont la forge
gobban saer, le forgeron archétypal,
est une des hypostases de la grande déesse birgit qui enfante aussi luchta,
le dieu des fendeurs et credne, le dieu des fondeurs et des charbonniers
tous les rituels forestiers qui nous sont parvenus
sont issus de ces fêtes païennes qui scandent l'année des clans celtiques
et une étude approfondie de ces derniers peut avoir une grande importance
ethnologique et sociologique dans la mesure où ils nous permettent de redécouvrir
toute la vie d'une civilisation que les modernités successives
ont sacrifiée religieusement et industriellement
gobban saer ... .
nous aimons revenir sur le dieu gobban saer
et son étymologie qui n'est pas sans intérêt
le mot gobban est pan-celtique en de nombreuses régions
gobban signifie le forgeron et sa racine se retrouve en breton
sous la forme de goof engendrant des mots comme plogoff
le mot saer est gallois et ne se retrouve dans nul autre dialecte ou langue celtique
il est traduit par : constructeur, bâtisseur, architecte
trois déclinaisons sont données ensuite à ce mot
saer men : maçon, constructeur en pierres
saer coed : charpentier, constructeur en bois
saer llongam : constructeur de bateaux
gobban saer n'est donc pas qu'un simple dieu forgeron,
il est le dieu habile dans tous les arts donc polytechnicien comme lug
les outils du forgeron :
l'outil est seulement le support privilégié pour la transmission des métiers
ses évolutions dans le temps suivent les mutations sociales et technologiques
certains gardent leurs caractéristiques d'origine comme ceux de s forgerons
un outil n'est jamais seul, il conjugue souvent son action avec un autre
une certaine polarité mâle-femelle est décelable : rond-creux, mobile-statique, actif-passif
chez le forgeron, le premier groupe qui 'impose et le marteau et l'enclume
le marteau, mâle,actif, volontaire, frappe sur l'enclume, femelle, passive, immobile
la tradition des forgerons dit que si l'enclume paraît ainsi battue
elle n'a pas moins la capacité d'user de nombreux marteaux
ce groupe d'outils est certainement un des plus anciens que l'humanité
ait connu et l'enclume apparaît dès l'âge de fer dans sa forme quasiment définitive
il en est de m'aime de la masse et des marteaux de frappe
la métallurgie en ses débuts ne se dissocie pas des métiers
relatifs à la pierre, que cela soit la taille ou le polissage
ce n'est en fait qu'une nouvelle manière de tailler la pierre
en la faisant fondre
il est donc normal que l'antiquité ait attribué au dieu forgeron,
l'enclume et le marteau
l'enclume trouve rapidement sa forme la plus répandue
que l'on nomme la bigorne, l'outil à deux cornes
cette bigorne est directement rattachée au travail du fer
et se différencie nettement des enclumes en tas pour le travail du bronze
l'exemplaire le plus ancien de bigorne est retrouvé
en hongrie à szalaczka et dare de la tène
parfois décorée d'un visage sur son ventre,
elle est la représentation du dieu cornu, la maître des forges
son corps s'appelle le ventre, quelque fois poitrine
ou estomac, la surface de travail est la table,
ses bases sont les pieds et elle possède parfois un oeil
nous signalons ainsi l'anthropomorphisme traditionnel
qui décore cet outil fondamental
le marteau est lui aussi un cas dan l'histoire des outils
préfiguré parles haches marteaux de pierre du monde préhistorique,
il apparaît dans sa forme quasiment définitive et parfaite dès l'âge du bronze puis du fer
nous retrouvons cette hache marteau en fer chez les gallo-romains,
elle porte le nom de ascia
il faut noter à propos du marteau que toutes les formes
auxquelles il aboutit depuis les époques préhistoriques
ont été conservées par les métiers et aucune d'entre elles ne fut abandonné
le forgeron possède donc depuis les origines une série de marteaux
qui vont de la masse lourde aux marteaux de finition
il peut avoir aussi des maillets de bois si ses attributions font de lui un bronzier
les maillets de bois servent alors à battre les sols de sable ou de glaise
pour mettre en forme les moules qui doivent en recevoir les coulées de bronze
il y a aussi des outils à fendre le fer
ce point a souvent contribué à confondre les métiers de fendeurs de bois
et de fendeurs de fer qui utilisent néanmoins des outils très proches
ceux des fendeurs de fer sont bien sûr infiniment plus résistants et massifs
burnes, bédanes, tranches et tranches d'enclume
permettent de travailler à froid les métaux par coupes, burinages, sillonages
certaines haches, les ascia, sont aussi utilisées dans le travail de forges
en dehors des scies nombreuses qui trouvent, elles aussi,
leur origine dans les époques de la tène
le chant des outils chez les forgerons et les batteries traditionnelles
tous les outils produisent des sons en travaillant
et les gens des métiers ne s'y trompent pas : c'est un langage
c'est avant tout dans le métier des forges le langage de la matière,
qu'il soit celui de l'outil ou du fer à forger
ainsi, le choix d'une enclume ne se fait avant que l'acquéreur
ne l'a fait chanter sous les coups de son marteau
elle doit rendre un son cristallin et musical suivant l'endroit où le coup est porté
il en est de m'aime pour les matériaux à transformer
c'est aussi un langage de l'homme à l'homme, du maître de forge à ses ouvriers
l'endroit étant nécessairement bruyant, la voix n'a que peu de portée dans les ateliers
le maître de forge alors utilise le marteau
sur son enclume pour se faire entendre et respecter
le travail de la forge ne laisse au hasard qu'une place minime
et toutes les tâches se doivent d'être cordonnées avec précision,
le fer n'attend pas quand il est à température
le chant de l'enclume rappelle tout le monde à l'ordre
et annonce le commencement des travaux et la coordination nécessaire pour les bien mener
les coups de frappe des divers ouvriers amorcent une série de sons
qui tiennent tout aussi bien de la rythmique que de l'harmonie,
toute fausse note ou arythmie résonne à toutes les oreilles
comme une terrible dissonance qui met en éveil le maître de forge
que la qualité des travaux accomplis et l'identité de celui commettant une erreur
le son fait discerner si l'outil marche bien ou s'il bloque
l'air poussant des soufflets, la chauffe, le marteau, l'enclume,
le fer frappé forment un langage qui est celui des forgerons,
des taillandiers, et des serruriers
le fer sonne, l'enclume émet un son argentin, la varlope frise
en forge, les sons deviennent des mots
il faut cependant donner une note particulière à l'enclume
dont la masse métallique chante, sonne, module selon l'infini possibilité
et diversité des coups portés et des matières travaillées
on dit qu'elle émet des sons de cloches ... . de cristal
non seulement il indique au forgeron l'état du fer qui est frappé,
il signale au compagnon l'endroit où doit se porter le marteau
à devant, que le rythme qu'il faut maintenir et quand il doit cesser
de tels bruits audibles à distance donnent à ceux qui en ont pris l'habitude,
les voisins et les proches, des indications extrêmement précises
le forgeron parle peu et, pour lancer un appel ou un ordre de mise à l'ouvrage
à ses frappeurs, il tinte son marteau sur l'enclume en le laissant rebondir par élasticité
pour les arrêter, il laisse rebondir son marteau sur l'enclume
en le traînant vers la bigorne jusqu'à ce que la note ainsi engendrée ne s'éteigne
quand le forgeron juge qu'une grosse pièce doit être travaillée par plusieurs frappeurs,
il touche le fer en guise d'appel immédiat, faisant sursauter
tous les ouvriers de la forge qui accourent, la masse à la main toute affaire cessante
le fer n'attend pas quand il est chaud
cette touche est un des secrets du métier
ce langage détenu par le maître de forge est un langage incontesté
retenons cependant que tous les métiers ancestraux,
celui qui a mis en place un langage d'autorité par coups et rythmes,
annonçant le début des travaux, les décisions immédiates relatives
aux impératifs en cours ainsi que leur fin,
est la forge ... .
forestiers, termites, nos ancêtres,
dans nos fumées bleues, nos antérieurs ... .
pour aller plus loin, éloigner les fourmis ... .
dans la tradition soufie ... .
relire la page consacrée à warda, la rose des soufis,
à la fehm, dont le sens est marchand de charbon ou charbonnier
pour retrouver la trace de l'enclume qui symbolise ac-cabr, la patience ... .
caresser ici, en douceur, n'autre warda
le chemin qui nous guide du
forgeron à l'alchimiste, au poète
la solidarité entre le métier de forgeron et le chant est clairement marquée
dans le vocabulaire sémitique : l'arabe q-y-n , " forger, être forgeron "
est apparenté aux termes hébreu, syrique et éthiopien désignant
l'action de " chanter, entonner une lamentation ... . "
caresser ici, ceux que vénèrent les jeunes de linay, les forgerons
plus ancré encore ... .
les termites traceurs proposent également
de relire la page consacrée dans le cahier
au mythe de création, le mythe de fondation de masenya ou massenya
pour le découvrir, caresser ici, les amis des arbres, les termites
les acteurs sont déjà bien présents, les termites les arbres, l'arbre djan,
les forgerons, la forge
la termitière qui figure de la première enclume,
constitue le signe d'alliance entre les peuls et les forgerons,
c'est avec une couche de charbon de djan, rituellement préparée
par des dignitaires assimilés aux forgerons, que sont enterrés les souverains barma
sans oublier que le terme de nyo nyo signifie termite ... .
que l'arbre figure le mythe d'élévation
les termites traceurs ont souhaité ressusciter quelques pages
du livre de l'auteur blanchet, n'autre régis,
paru aux éditions du prieuré
encourager les lecteurs à se procurer ce livre,
de remonter à la source, aux textes originaux ... .
les histoires, les légendes, les mythes racontent une part de réalité
toujours, la vérité, la m'aime ... .
caresser le mot termitière en tête de cette page
conduit justement à la termitière, le journal des termites,
rédigé par nyo nyo et ses compagnons, les termites socialis,
peuple pacifique hébergé dans la merveilleuse crypte de linay
dans les secrets de la termitière, les mystères d'un monde
où survivent nos âmes, naturellement si pacifiques
dans un m'onde où l'on ressent encore l'onde ... .
monter le long de l'arbre, axe du monde
ascension vers une loi ... . sociale !
quand on entend les termites carbonari, marteler :
halom ! halom ! halom !
on finit par écouter un chant de paix
s'halom shalom salam shalom salam ... .
finir par tracer dans le coeur, dans n'autre rêve,
un champ de paix ... .
la présence de cette marque de fabrique, cette image
indique que cette page
est signe d'alliance, est sur l'anneau des termites, the termites ring !
naturellement, les termites traceurs portent tous en eux, les gènes du social,
sont messagers, porteurs d'espérance, de confiance,
et partagent clairvoyance, humilité et tempérance
un monde de termites où la différence entre paix, peace et mir, shalom et salam
s'estompe, s'efface, s'évapore, où la m'aime mémoire s'infinise ... .
termites traceurs, pacifiques en leurs âmes et conscience,
unique dans la multitude de la termitière
quand les termites traceurs reviennent à la lumière,
marcher ensemble, en amitié, dans l'onde bonne et généreuse
de paix, vers un termitisme renaissant ... . sentier de termites, parfum de paix ... .
sur le cahier de l'amitié, vaisseau à l'ancrage ... .
sur n'autre île, termitière
... .
maillons en amitié, prophètes de bonnes nouvelles, traceurs de paix